MARTIN LORD
en résidence en 2014

M.Lord

Martin Lord est né en 1974 à Sainte-Thérèse, au Québec. Il fait ses études en arts visuels et médiatiques à l’UQAM. Après un bref séjour d’étude à l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg, il vit et travail entre le Québec et la France.

Résidences :

- La maison des arts Georges Pompidou à Cajarc dont une avec la participation d’élèves dans un lycée professionnel en ferron­nerie d’art à Varzy en France.

Expositions :

- Festival Artdanthé au théâtre, Vanves
– Théâtre de la chapelle, Montréal
– Centre d’art Axe néo7, Québec
– Galerie Vanessa Quang, Paris
– Galerie Clark en 2013, Montréal
– Artothèque, Cahors

Les dessins et les animations de Martin Lord sont habités par un personnage récurrent… Capuche, vêtements sobres et sombres, tête baissée; ainsi apparaît la figure de ce « héros» type. Bien que souvent dissimulé, on voit de plus en plus le visage artificiel du personnage, un masque aux expressions réduites.
Du registre de l’aversion aux faciès atones et figés, les protagonistes des dessins paraissent étonnés de leur propre condition d’image. Le décor, ou plutôt le repère géographique, puisqu’il en faut un, c’est le monde; celui de la classe moyenne, des «cités dortoirs» ou des petites villes anonymes de banlieues.
Le pavillon y est montré comme un symbole de possible accession à la propriété, une marque de réalisation.
Ce type d’architecture, en plus d’être décor apparaît comme un prolongement du trait qui dessine les personnages réifiés. La ligne claire et désincarnée se déplace de forme en forme pour venir sans délié ni relief dessiner chaque élément qui constitue les scènes. Ce traitement indistinct du corps et des objets qui l’entourent est significatif du dessin d’après guerre, (après George Grosz), il est aussi un symptôme de l’ère industrielle qui engendre la mécanisation des images.

Dans ces scènes mystérieuses, entre comique et mélancolie, les corps à l’anatomie faussée sont manipulables à volonté. Ils se battent, s’étreignent, s’effondrent, se relèvent et recommencent dans un mouvement perpétuel. Le corps à l’épreuve apparaît dans le mouvement de sa propre chute. Le personnage est la chute même et l’aspect fruste de la ligne semble dénoter du caractère naïf de la violence. Chaque scène est inscrite dans un monde sans horizon et flotte dans l’espace indéterminé de la feuille. Ces situations opaques sont de la pure apparence où tout paraît se figer selon un principe de représentation grotesque. Les formes sortent cependant rarement du néant, elles naissent de la coordination d’un contexte, d’un lieu et d’un temps donné. Les paysages ainsi formés sont souvent pénétrés par de grands nuages de poussières stagnantes. Ils s’engluent et sont hantés des même matériaux organiques, de la chair et du sentiment qui ont vidé la scène. Ces images sont des utopies malheureuses, comme une parodie des conséquences du style de vie imposée par le capitalisme. Il y a dans le travail de Martin Lord, un entrelas d’histoires personnelles et collectives, qui est d’une certaine façon un pamphlet drôle et pudique sur la direction que prend le monde.

site

 

GUILLAUME VAN ROBERGE
en résidence en 2014

chaise-no1-_dessous-G.Van-Roberge

Compositeur et écrivain québécois né en 1974. Guillaume Van Roberge a produit des musiques pour différents projets allant de la danse contemporaine aux arts médiatiques, en passant par la vidéo et le design sonore. Intéressé depuis toujours par les collaborations transdisciplinaires et la rencontre des langages, il a collaboré entre autres avec la chorégraphe Sheila Ribeiro/Dona Orpheline, les artistes Jérôme Fortin, Julie Favreau et Patrick Bernatchez et le groupe Belle Arché Lou (Humanist Records).

En 2011, avec Lilliana Garcia Gomez, danseuse et architecte, il co-fonde la compagnie lfb, qui se veut un laboratoire de danse et d’écritures contemporaines. En 2012-2013, son livre j’arrive, est adapté au Théâtre aux Écuries à Montréal en une série de 10 performances instiguées par Catherine Cédilot et mises en scène par différents créateurs, dont l’auteur. Depuis 2005 il publie aux Éditions Rodrigol (Mtl), vit entre Montréal et Paris et travaille où il peut. 77K, une installation performative conçue en collaboration avec Patrick Bernatchez a été présentée en 2012 à la Galerie West à Den Haag ainsi qu’au Palais de Tokyo.

À La Forge, il entame un projet de recherche et de fabrication portant sur une série d’objets amplifiés qui dans un premier temps serviront d’accessoires scéniques pour une nouvelle création en danse, mais qui évolueront en personnages propres, présenté comme théâtre d’objets au sens littéral du terme et comme installation sonore. 

GUILLAUME LEINGRE



Le Frigo
de Copi.

L’histoire, s’il devait en avoir une, est une journée dans la vie d’un homme très solitaire qui reçoit en cadeau d’anniversaire un frigidaire de la part de sa mère ». (Copi) 
« Je suis entièrement d’accord avec Copi sur le fait qu’il y a tellement de gens normaux et que la normalité c’est un peu l’abandon, l’abandon des rêves, de la folie, de l’enfance. Le message que nous livrer l’auteur avec cette pièce est un message de liberté, un encouragement à l’excentricité et à la différence même si le prix à payer d’un tel droit est encore aujourd’hui une grande solitude. « (Malkhior – Cie Voulez-vous?)

Camille Pawlotsky et Malkhior créent Voulez-vous ? en 2012 avec la volonté de tester, inventer et présenter des projets hétéroclites. Leurs dernières créations ont eu lieu au Tri Postal de Lille (Voulez-vous vivre la fin du monde?) ou encore la Maison Folies de Wazemmes (Les Sauveuses de l’humanité)

Cie VOULEZ-VOUS ?
en résidence en 2013-2014 / répétition ouverte le vendredi 17 janvier à 19h30 / entrée libre sur réservation à danse@pointephemere.org



Le Frigo
de Copi.

L'histoire, s'il devait en avoir une, est une journée dans la vie d'un homme très solitaire qui reçoit en cadeau d’anniversaire un frigidaire de la part de sa mère ». (Copi) 
« Je suis entièrement d'accord avec Copi sur le fait qu'il y a tellement de gens normaux et que la normalité c'est un peu l'abandon, l'abandon des rêves, de la folie, de l'enfance. Le message que nous livrer l'auteur avec cette pièce est un message de liberté, un encouragement à l'excentricité et à la différence même si le prix à payer d'un tel droit est encore aujourd'hui une grande solitude. "(Malkhior – Cie Voulez-vous?)
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Camille Pawlotsky et Malkhior créent Voulez-vous ? en 2012 avec la volonté de tester, inventer et présenter des projets hétéroclites. Leurs dernières créations ont eu lieu au Tri Postal de Lille (Voulez-vous vivre la fin du monde?) ou encore la Maison Folies de Wazemmes (Les Sauveuses de l'humanité)

Cie BENJAMIN BERTRAND
en résidence en 2013-2014 / répétition ouverte le vendredi 10 janvier à 19h30 / entrée libre sur réservation à danse@pointephemere.org

"Je vois si clairement que je puis le prédire / Des astres qui déjà libres de tout obstacle/ Et de tout frein, sont prêts à nous donner un temps"‐ DANTE
"DE L'ORAGE se présente comme le scénario d'un bouleversement cosmique.
Un mystère est à élucider. Une équation est posée : une terre blanche, un ciel étoilé, trois héros. L'étoile apporte les signes de la Fin mais ce qui se trame ici bas donne aux corps l'éclat du mythe et la puissance des astres.
Une nouvelle Guerre des Etoiles débute donc, faite de stridentes trompettes et de silences sidéraux."
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Né en 1989, Benjamin Bertrand a collaboré avec Karine Saporta, Philipe Quesne ou François Stemmer dans Seventeen, présenté la saison dernière à Point Éphémère. Il a été interprète dans Tragédie d'Olivier Dubois présenté au Festival d'Avignon en 2012. En tant que chorégraphe, il réalise Centaures, performance d'ouverture du Prix Sciences Po pour l'art contemporain 2013 .

 

GAËL DEPAUW
en résidence en 2013-2014



To Escape from el Nothing Better than Heels

« Cette performance en forme d’introspection est consacrée à la figure paternelle. Et prend racine dans le souvenir d'incessant tours de pâte de maison avec pour fond sonore quelques titres d'Elvis Presley que mon père se réjouissait de partager en voiture avec moi.  Ce père, ingénieur en physique nucléaire au CNRS, instigua chez moi une réflexion sur la matière et sa désintégration, libérant ainsi une énergie folle, jumelle de celle du rock » (Gaël Depauw).

Née en 1973, Gaël Depauw est interprète de Jan Fabre puis collabore avec Olivier Dubois ou encore Jonathan Capdevielle. En 2009, elle danse pour Gisèle Vienne et Aurélien Richard. Pour cette pièce, elle retrouve ses complices Guillaume Marie, Cédric Debeuf et Pascal de Saint-André.

Cie CUBe / CHRISTIAN UBL
en résidence en 2013-2014

 

Shake it out/ zone d'euro

« Avec Shake it out, j'aborde les notions d’identité européenne, de tradition, d’appartenance, de transmission qui me tiennent à cœur : je suis de plus en plus tiraillé entre mon identité autrichienne et mon identité adoptive …

Plateau nu, tapis blanc, forêt de drapeaux à valeur de signal ou de marque, lumières tranchantes, costumes décalés, d’inspirations folkloriques, espaces sonores abstraits sont quelques-uns des éléments fondateurs de cette pièce en trois mouvements pour quatre danseurs, un compositeur, un batteur. Je veux créer un corpus à la fois poétique, utopique et artistique, chargé d'empreintes personnelles, nourri de mouvements traditionnels et modernes librement revisités… Entre tensions et frictions, vagues, vibrations et pulsations. »

Christian UBL.

Christian UBL avec Marianne Descamps, Severine Bauvais, Joachim Lorca, Aniol Busquets, Fabrice Cattalano, Stephane Dunan-Battandier, Ingrid Florin, Fabienne Gras, Pierre Canitrot et Jean-Bastien Nehr.

production
CUBe association coproduction : Pavillon Noir – CCN d’Aix-en-Provence, CDC du Val-de-Marne - La Briqueterie aide à la résidence (apport financier) : CCN de Tours – Théâtre Hexagone – CDC de Grenoble Le Pacifique / Trois CL (Luxembourg)
apport en industrie : CDC de Grenoble Le Pacifique, GTP (Aix-en-Provence) soutiens : Micadanses (Paris) – Point éphémère (Paris)
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Christian Ubl est né en 1972 en Autriche. Il aborde la danse à travers un parcours éclectique comprenant le patinage artistique et principalement les danses latines-sportives. À partir de 2001, il est interprète pour Christiane Blaise, Daniel Dobbels et Delphine Gaud. Puis il collabore avec Thomas Lebrun. En 2005, il prend la direction artistique de CUBe association et signe les chorégraphies ErsatZtrip (2006), Klap ! Klap ! (2008), Fever (2009) à Londres et I’m from Austria, like Wolfi ! (2010).

 

COLLECTIF RK / RELOU KREW
en résidence en 2013-2014 / répétition ouverte le vendredi 21 mars 2014 à 19h30 / entrée libre sur réservation à danse@pointephemere.org

 

Clubbing

 

Mais que va-t-on chercher au Berghain, le célèbre club techno de Berlin ? Danse individuelle qui naît du groupe, du son et des vibrations, impulsée par le lieu, ses lumières. On ne se déplace pas, on danse sur place durant plusieurs heures. Partant d’expériences personnelles, Clubbing observe ce qui se passe dans le corps. Comment naît la première impulsion ? Quel est son cheminement ? Conduire au lâcher prise et à la liberté des mouvements dans ces lieux où les danseurs laissent pénétrer la matière sonore pour s’approcher de la transe.
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Le Collectif RK/Relou Krew est composé de DJs et musiciens spécialisé dans le mix selecta et l’organisation de soirées (Batofar, La Flèche d’or, La Case à chocs à Neuchâtel, la Manufacture d’Avignon, le KunstenFestivalDesArts de Bruxelles). Ils raccrochent un temps les platines pour s’intéresser au spectacle vivant. Sylvain Ollivier et formé au CNDC d’Angers et Jeanne Sardou est diplômée en master de recherche en danse. Ils se sont rencontrés sur un dancefloor.
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Jeanne Sardou

Cie & CO / CAMILLE OLLAGNIER
en résidence en 2013-2014 / répétition ouverte le 14 mars à 19h30 / entrée libre sur réservation à danse@pointephemere.org

 

Les Garçons Sauvages

Une série de douze solos masculins dansés par douze garçons différents, pensés pour eux,  écrits pour eux par un même chorégraphe. Tous indépendants, tous en dialogue.  L’accumulation de ces formes courtes permet une variété infinie de configurations (1 302 061 144) : ensemble ou séparément, à deux, à trois, à douze, il n’y a ni ordre ni désordre. Les Garçons Sauvages invite à explorer en liberté la combinatoire de ces corps, arpenter le fil du désir qui conduit d’un garçon à l’autre, d’un solo à l’autre.
Cinq de ces solos ont été présentés au festival Faits d’Hiver en 2013. À
Point Éphémère, Camille Ollagnier travaille les solos de Quentin Balpe et d'Arnaud Boursain.
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Né en 1984, Camille Ollagnier découvre la composition chorégraphique au Conservatoire Supérieur de Paris dans les ateliers d’improvisation de Christine Girard. En 2007, elle l'invite à une carte blanche au Théâtre de Vanves. Il y crée Sub Rosa. En  2010, il finit sa deuxième création, à rebours. 
Camille Ollagnier a également été l'assistant d'Andy de Groat. Les Garçons Sauvages est sa troisième création. Les Garçons Sauvages est soutenue par le CDC Paris-Réseau, micadanses, les Journées Danse Dense, le Studio Le Regard du Cygne, Danse Perspective — Michèle Latini & l'Association Beaumarchais — SACD.


 

LE CORPS COLLECTIF
en résidence en 2013-2014 / répétition ouverte le samedi 31 mai 2014 à 19h30 / entrée libre sur réservation à danse@pointephemere.org

Vendredi 7 février à 19h30 - Le Laboratoire du Corps Collectif en entrée libre (sans réservation)

Partition Ouverte

Après un passage remarqué à Point Ephémère lors de la dernière édition des Petites Formes (D)cousues, le Corps Collectif continue son exploration du mouvement, des corps, des perceptions et des représentations. Pour ces treize chercheurs/performeurs, le corps n’est pas vécu comme une forme (organisme) mais comme un fluide, un flux (soma). C’est un corps poétique ouvert, poreux, toujours en devenir. Il accueille les différences et n’unifie rien. Il aime ses disparités.
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« Par-dessus tout, nous souhaitons nous maintenir dans un mouvement qui augmente notre possibilité d’action et notre désir. C’est un désir au sens deleuzien : association, altérité, conjonctions... Il s’augmente, en acte, d’intensité, de poésie, d’affect, d’expérimentation. Nous sommes douze chercheurs performeurs. Nous sommes un corps qui déploie sa joie et sa liberté. Nous sommes le corps collectif. Nous sommes contagieux ».

Cie F521.I / INGRID FLORIN
en résidence en 2013-2014 / répétition ouverte le vendredi 22 novembre 2013 à 19h30 / entrée libre sur réservation à danse@pointephemere.org

Au nom du Père

Pièce pour quatre danseurs et un musicien. Écrire le corps de l’homme dans ce qu’il a de brut et fragile au travers d’une gestuelle émanant d’un corps de femme. Ingrid Florin pénètre les quatre corps en friche des danseurs en y investissant sa matière, interrogeant la conscience artistique et l’intuition  de ses interprètes. Elle creuse un espace au travers de cette entité masculine et s’en extrait afin de découvrir ces corps d’hommes à l’abandon et voir l’extase. 
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Chorégraphe et interprète, Ingrid Florin crée sa compagnie en 2008. Son travail, dont l’improvisation fait partie intégrante, prend sa source aux origines de la danse : le rapport au corps y et sans cesse interrogé. Elle chorégraphie pour le conservatoire national de musique et de danse de Lyon puis pour le Manhattan Movement Art Center et l’Université de Montréal où elle crée Entre Autres.

Evénement Facebook

CREACIONESINPULSO / ROCIO BERENGUER
en résidence en 2013-2014 / répétition ouverte le vendredi 23 mai à 19h30 / entrée libre sur réservation à danse@pointephemere.org

Corps / non-lieu

Corps / non-lieu est un voyage à l’intérieur d’un corps. A l’intérieur d’un corps/non-lieu, parmi ses muscles, ses fonctions, ses fonctionnements quotidiens, ses représentations, c’est un voyage à la recherche de la pulsation. Le corps/non-lieu, comme les espaces non-lieux, a perdu toute identité, toute mémoire, toute relation. L'ensemble du projet est fondé sur l'analogie entre le corps humain et la ville. On habite une ville comme on habite un corps. Notre relation avec la matière, avec le territoire, appréhendée à partir de notre environnement, devient aussi notre mode de relation avec notre corps.
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Née en 1987 à Barcelone, Rocio Berenguer est formée à l’interprétation et diplômée en mise en scène au Centre d’Études Scéniques de Granade. En 2010, elle monte CreacionesInpulso avec un collectif d’artistes international et pluridisciplinaire.  Il y a la danseuse cubaine Keyla Ramos, l’artiste-plasticien Hugo Arellano et l’actrice Allemagne Marja Freygang. La danse, la vidéo et le théâtre sont les trois langages de la recherche.

YASMINE HUGONNET
en résidence en 2013-2014 / répétition ouverte le mardi 13 mai 2014 à 19h30 / entrée libre sur réservation à danse@pointephemere.org


Spectaculaires

Ce temps de résidence, comme un laboratoire de recherche, sera la première étape d'une recherche sur les possibilités d'un spectacle de danse ou l'oeil s'absente. Par le toucher, la vibration sonore, les mots, l'idée est de proposer une danse à percevoir et à imaginer. Cette danse invisible se crée dans le corps et sur la scène intérieure de l'imaginaire du spectateur. Elle est participative, potentiellement fantastique et accessible aussi aux voyants.

Un projet de Yasmine Hugonnet en collaboration avec Amélie Gaulier, Thierry Madiot & guest.

Rits production CH - FR

 

CIE KASS PRODUCTION / SEBASTIAN LINGSERIUS
en résidence en 2013-2014 / répétition ouverte le jeudi 3 avril 2014 à 17h / entrée libre sur réservation à danse@pointephemere.org

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Bod(ill)ess

Spectacle pour trois danseurs, Bod(ill)ess est une ré-imagination d’un événement historique. Une performance sur ce qui aurait pu arriver si le philosophe qui a sauté de son appartement à Paris le 4 Novembre 1995 s’était réveillé et avait parlé de l'expérience de son corps mourant. Sur comment il aurait vécu le changement de vitesse des organes, leurs changements de fonction, d’emplacement, et leurs déplacements. Comment ils se seraient réorganisés, remplis et vidés. Ce qui est présenté est une possibilité, une fiction et une continuation, plutôt qu’une représentation d'un événement historique. Un spectacle sur la mort comme acte philosophique. Renvoyer les concepts du philosophe sur lui-même.
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Le suédois Sebastian Lingserius s’intéresse à créer des spectacles qui cherchent à rejeter l'idée du corps et de l'identité comme quelque chose de singulier et de figé afin d'introduire et de traiter l'idée d'une identité en transformation, formée de multiples désirs et d’intensités. Coproduction avec La Maison de la Danse (Dansens Hus) de Stockholm. Avec le support de la Cité Internationale des Arts de Paris (L’institut Français).