
Du noir et blanc du piano de Grégoire Jokic jaillissent des couleurs irisées. Ce sont celles des textures électroniques que l’ancien élève du Conservatoire apprivoise, orchestrant un dialogue entre sa technique aguerrie de jeu de piano et sa sensibilité de jeune compositeur. Après des expériences dans des groupes, la découverte de la musique de John Hopkins et Max Cooper agit comme une révélation. Avec l’électronique, il cherche à retrouver une fraîcheur et une spontanéité pour mieux libérer son inspiration et se laisser emporter par l’émotion. Est-ce que Grégoire Jokic s’inscrit dans une histoire du piano à la française ? Sans doute, tant on peut entendre son goût pour les thèmes et les mélodies sur les dix titres de Daydreamer. Mais pour ce deuxième album, le compositeur gagne en assurance et fait du piano un des personnages de l’histoire qu’il nous raconte. Grégoire Jokic est d’un naturel optimiste, pour autant, on ne peut s’empêcher de déceler une forme de mélancolie dans sa musique. Le morceau qui donne son titre à l’album est l’occasion de rééquilibrer la place du piano au fil de l’écoute, avec la scène en tête où Grégoire prend un grand plaisir à jouer de son instrument avec lequel il a une relation fusionnelle. Avec ses nombreuses premières parties pour Thylacine et le travail sur Daydreamer, Grégoire Jokic affine encore son style. Il vit la musique comme un exploration passionnante, une quête idéale dont le but premier est de chercher à se relier les uns aux autres.

HORAIRES
DU LUNDI AU DIMANCHE, INCLUS
LUNDI & MARDI : DE 17H À 02H
MERCREDI & JEUDI : DE 12H À 02H
VENDREDI & SAMEDI :DE 12H À 03H
DIMANCHE : DE 12H À 23H