Définir une programmation musicale aussi luxuriante que celle proposée par Point Éphémère en cette rentrée n’est pas une mince affaire, et c’est pourquoi il est parfois bon de repartir sur des idées simples pour expliquer ce qui l’anime : passion, plaisir, découverte, originalité, provocation, stimulation auditive et visuelle… bref défendre du spectacle vivant et bien vivant si possible !
L’expérience «live» doit être inoubliable, il doit exister «un avant et un après» pour l’artiste et son public.
Alors que le secteur musical fourmille de mille projets, son industrie se perd dans des effets d’annonce : la découverte d’une nouvelle Nico Drughouse, l’éclosion d’un futur Kurt Ziggy Gainsbourg, ou encore retrouver le fils caché du King of Pop… Quitte à se perdre dans une certaine uniformisation des goûts, on markette, on classifie, on trace, on réfère, on pompe… et on oublie.
Pour ne pas chercher «le coup» à tout prix ou céder aux sirènes d’une mode qui serait révolue avant même la fin de la lecture de ce billet, il a sonné comme une évidence que la proposition musicale de Point Éphémère devait s’appuyer sur le réseau de ceux qui quotidiennement font vivre une alternative musicale. Ceux qui défendent les notions simples évoquées ci-dessus. Cette programmation est le fruit d’un travail collaboratif et assumé avec des producteurs, des tourneurs, des labels, des distributeurs, des médias, des programmateurs d’un jour et de toujours, parfois des artistes eux-mêmes.
La posture de programmation, si elle s’arrêtait là, s’apparenterait du coup à un arbitrage subjectif et princier dans la musique d’aujourd’hui. Mais la démarche de programmation va nettement plus loin que de simplement poser un curseur : il s’agit d’être parfois aussi précurseur, défricher, écouter parfois frénétiquement, porter un regard attentif sur les scènes du monde…
Enfin, l’ambition de 2013 sera d’aller encore plus loin avec l’équipe de Point Éphémère, pour qu’en un événement, on donne à voir et à lire la vie d’un lieu pas comme les autres, stimuler les convergences artistiques, faire tomber les barrières factices… une autre belle aventure à écrire !
Il y en aura bien pour toutes les oreilles!

Tout a commencé en 2005 avec l’enregistrement de leur tout premier disque acoustique. En 2009, Woods (US / Woodist) sort l’album Songs of Shame qui lui a permis de voyager dans le monde entier et de faire découvrir leur univers à un large public. Le groupe sort ensuite un nouvel album Bend Beyond et abandonne les méthodes d’enregistrement utilisées auparavant, souhaitant capturer les éléments de l’instant, comme pendant leurs lives.
On pourrait passer des heures sur la seule page d’ouverture du site de FENSTER (US / ALL – Morr – Pop), jolie utopie évadée de l’attraction terrestre. Il y a aussi, pour l’apesanteur, la musique de ce beau duo mixte et new-yorko-berlinois : des chansons de peu de mots, de peu de notes, qui évoquent une jam boudeuse entre le Velvet effondré sur le canapé du troisième album et la pop de crise de The XX ou des Young Marble Giants.
www.laroutedurock.com/fenster
—
acheter une place

Les goûts musicaux de Tom Odell (UK / Columbia) sont multiples, incluant des plaisirs aussi divers que l’époque Hunky Dory de Bowie, les Arctic Monkeys, Cat Power, Leonard Cohen, Rufus Wainwright, James Blake, Beach House et Elton John d’avant Goodbye yellow Brick Road. À 21 ans, il parvient à exprimer des émotions de façon aussi précise et exacte que de nombreux artistes classiques qu’il admire tant. Un jeune artiste impressionnant qui est déjà tellement amoureux de la musique qu’il prévoit déjà son deuxième album, avant même la sortie de son premier.
tomodell.com
—
acheter une place

La tournée de CHET FAKER a été décalée. La date à Point Éphémère n’aura pas lieu le 29 avril mais le 23 mai 2013. Les billets déjà achetés restent valables.
Pour tout remboursement, merci de vous adresser à votre point de vente Digitick ou Fnac.
Les chansons de Chet Faker (AS / Downtown Records ) sont du genre qui vous hante longtemps après l’écoute. Sa voix soul et chaude tourne avec toute la passion du monde sur une couche d’électronique down tempo bruissante et touffue, et l’Australien Nicholas Murphy a été célébré partout sur la toile comme un des plus sûrs talents découverts cette année. En 2012, il sort son EP, Thinking in textures et collabore par la suite avec un compatriote Flume sur le titre, Left Alone. Son pseudonyme en forme de calembour est devenu un des noms les mieux repérés du moment, avec cette question presque aussi lancinante que ses refrains : comment continuer à nous hypnotiser sur scène ?
chetfaker.com
Source : Le Printemps de Bourges 2013
—
acheter une place

Les Neg’ Marrons (FR / Première Classe) forment un duo qui a su en quatre albums emmener la musique au-delà des frontières établies. Révélés par le single La Monnaie en 1995, ils décrochent un contrat avec Sony Music et connaissent un succès sans précédent avec leur premier album Rue case nègre, disque d’or dès sa sortie en 1997. En 2000 sort l’album Le bilan, double disque d’or en l’espace de quelques mois. Mêlant des influences reggae-dancehall, rap, dub, ils ont su entraîner sur la même piste de danse le fan de rap et le fan des rythmiques jamaïcaines et trouver la reconnaissance d’un très large public. Après cinq années d’absence , le duo annonce un nouvel album en automne 2013.
—
acheter une place

Après les trois apéros BPM, le collectif Newtrack organise son club !
La suite du line up sur leur site très bientôt : newtrack.fr

Autour de The Babies (US–Woodsist), la troublante Cassie Ramone (Vivian Girls) et l’éminent bassiste des Woods, Kevin Morby, réinventent le rock made in New-York au gré de caracoles punk-pop semblant imaginées à l’arrière d’une Plymouth 68. Tout moteur ronronnant, lancé à vive allure, le groupe contrebalance mélodies radieuses et cavalcades salvatrices, accélérant doucement jusqu’au choc frontal. Ce tendre baiser, enivrant, à l’arrière-goût métallique. Un télescopage auditif aussi excitant que jubilatoire.
Big Deal a sorti son premier album en 2011. Le californien Kacey Underwood et l’anglaise Alice Costelloe ont simplement deux guitares et chantent des textes très intimes. Ils veulent aujourd’hui explorer d’autres types de sons et d’émotions, leur second album, June Gloom sonne plus rock que le précédent.
Le jeune Luke Donovan façonne seul, l’univers psyché-pop de Spectral Park (UK / Mexican Summer – Psychedelic Pop), tout en éclaboussant son monde d’une inventivité à faire pâlir une palanquée d’apprentis musiciens. L’Anglais, natif de Southampton, arbore un songwriting déluré et frénétique à mi-chemin entre un Ariel Pink ayant délaissé la kétamine pour la cocaïne et une pop lo-fi à la Cloud Nothings sous acide. Le tout, bien sûr, en étant sain de corps et d’esprit. (Hartzine)

Basé entre Paris et Rouen, DEAD ROCK MACHINE (FR / Volvox Music) n’a qu’un objectif : l’efficacité mélodique, le riff ultime ! Après avoir écumé les scènes de France souvent fort bien accompagnés ils ont puisé dans leur vaste répertoire initialement tourné vers le live douze bombes musicales fichtrement entêtantes… D’imparables earworms comme nos cousins anglosaxons prénomment ces gimmicks musicaux qui une fois entendus s’installent en boucle dans nos méninges, sans que l’on parvienne à s’en débarrasser !
teaser : youtube.com/watch?v=2Brdl8_jEcI
Groupe éléctro-pop, Call Me Señor (FR / Villa Mederic) a toujours eu une relation particulière avec l’image. Le groupe a collaboré avec des marques telles que Ford, Crunch, Axe, SNCF ou Jérome Dreyfuss pour le web, la télévision mais aussi le cinema. Et c’est par la musique à l’image qu’ils se sont d’abord fait connaitre.
facebook.com/callmesenor?v=wall&viewas=0
—
acheter une place

Fol Chen (US / Asthmatic Kitty – Differ-ant) abandonne son esprit frivole pour mieux se jeter dans le vide et y découvre une pop à ne prescrire comme antidépresseur sous aucun prétexte. Expérimentaux et désarticulés – constitués de sons captés dans la rue et lors de concerts –, leurs morceaux restent tout autant imprévisibles et cinglés que ceux de Deerhoof. Les Californiens assument leur penchant traditionnel pour la boulimie de sons au sein d’orchestrations lyriques entrecoupées de beats renversants (200 Words et Hemispheres). Le summum du désordre est atteint avec Boys in the Woods, morceau electro-pop irrésistible dans lequel Fol Chen atteste que la folie mène (à) la danse.
Duo électronique formé par Charlotte et David en 2004, Soldout (BE / Rough Trade Distribution / Differ-ant) livre un nouvel album : More. L’imparable titre 94 accompagne cette sortie d’album et succède à Wazabi et Off Glory, sortis en 2012, qui levaient déjà le voile sur la nouvelle direction musicale du groupe. Depuis leurs débuts ils explorent avec passion les possibilités de la musique électronique et cherchent à exprimer un contraste, une collision de sons et de sentiments issus de leurs deux univers propres.
—
acheter une place

Formé par la chanteuse Inne Eysermans, Sebastiaan Van den Branden, Hilke Ros et Christophe Claeys, Amatorski (BE / Crammed Discs) s’impose d’entrée de jeu avec le EP Same Stars We Shared. Ils sortiront par la suite TBC mêlant subtilement ingrédients électroniques et acoustiques à de délicates orchestrations. Dans ses enregistrements, Amatorski crée des paysages sonores envoûtants, quasi-cinématographiques, au centre desquels scintille la voix magnétique d’Inne Eysermans.
amatorski.be
—
acheter une place
Entre cynisme politique et légèreté estivale, la marque du Yalta Club (FR / Urban Groove) est là. Plus qu’un groupe conventionnel, il est une communauté mélodieuse dont les personnalités ont réussi un alliage unique et détonant. Une tribu soudée à l’éclectisme aussi cohérent qu’ébouriffant, qui, sous des atours rayonnants, distille des textes plus retors qu’il n’y paraît. Lové entre rock foutraque, pop caribéenne et folk décalé, rien n’échappe à la moulinette magique de ce stupéfiant collectif, plus collecteur que collectionneur.
yaltaclub.fr
Kristoffer & The Harbour Heads (SE) est un trio de pop suédois emmené par Kristoffer Ragnstam. C’est à Gothenburg que sont nées les mélodies du magnifique « Little Goes A Long Way ». Onze chansons dotées de gimmicks pop comme autant d’images sonores accompagnant le journal intime du chanteur Kristoffer et témoignant d’une sensibilité pleine de grâce. La musique de Kristoffer & The Harbour Heads se déplace dans le ciel de l’indie-pop comme un nuage gris à franges d’or, mêlant adroitement des sons 60’s à des synthétiseurs japonais bon marché.
ragnstam.se/start.html
LIVE
Le retour discographique des Montréalais de Gold Zebra (CA / Visage Musique) se précise. Même si les inconnues entourant l’imminent LP demeurent nombreuses, le duo très justement décrit comme pourvoyeur d’une disco noire, bouleversante et déchirante dessine avec le morceau Invisible Disorder une délectable ébauche de ce que sera celui-ci : une lame, merveilleusement synthétique, foutrement mélancolique, chatouillant de son tranchant toute corde sensible.
soundcloud.com/goldzebra
DJ-SET
Sous ses airs de jeune premier parisien (ouvrant pour Air, Goldfrapp et tournant aux côtés de Mai Lan et Benjamin Biolay), Yan Wagner (FR / PSCHENT) gratte, au gré d’une musique trépidante et tourmentée, le vernis d’une new-wave embrumée qui retrouve auprès de la voix du ténor candide, mais habile, sa fraîcheur d’antan. Entre présence scénique saisissante et compositions mélodiques remarquables, Yan Wagner se prête volontiers au jeu du DJ-set, invoquant avec brio, épaulé de son compagnon de jeu LA MVERTE, les titres phares qui l’auront inspiré.
soundcloud.com/yanwagnersyrup
soundcloud.com/la-mverte
LIVE
Dire que le projet du Mancunien Matt Farthing aura fait couler beaucoup d’encre relève de l’euphémisme. À la fois drôle, cynique et révolté, Stay Positive (UK / RAMP RECORDING / DOUBLE DENIM) s’attache à se trouver là où l’on ne l’attend pas. Une musique furieuse et euphorique qui entrecroise en live des projections situationnistes pessimistes. This is England.
soundcloud.com/st4yp0sitive
LIVE
Jacob Farley aka Fairmont (CA / MY FAVOURITE ROBOT RECORDINGS / BORDER COMMUNITY) nous revenait fin 2012 avec l’excellent Automaton sous le bras. Partagé entre nu-disco et ambitions pop et techno pures et dures, ce nouvel essai remporte les suffrages du public et finit d’apporter au DJ/producteur canadien la reconnaissance qui lui est due.
soundcloud.com/fairmont
DJ-SET
Peut-on parler d’artiste plus complet que Trevor Jackson (UK / STRUT / OUTPUT RECORDS) ? Essentiellement connu pour son projet Playgroup qui marqua le début des années 2000, notamment grâce à l’album Reproduction, le musicien est également à l’origine d’une centaine de remixes, collabore avec The Rapture ou LCD Soudsystem et remet au goût du jour la musique post-indus autour de l’incroyable compile Metal Dance. En bon designer et ingénieur qu’il est, Trevor dessine ses sets comme des œuvres d’art, basculant volontiers du rock gothique électrique à la house la plus suave, le tout au service d’un public prêt à ravager le dancefloor.
soundcloud.com/trevor-jackson

David Grubbs (US / Blue Chopsticks) est un héros injustement oublié du songwriting actuel. Vétéran de la scène de Chicago avec notamment Bastro, Brise Glace ou Squirrel Bait, il fonde le groupe culte Gastr Del Sol avec Jim O’Rourke (actuel 5ème membre de Sonic Youth) et John Mc Entire. David est un défricheur et redécouvre pour nous d’autres talents oubliés, il explore les contrées de l’improvisation, revisite le rock.
Ela Orleans (PL / la station radar – Atelier Ciseaux) fait vaciller ses créations sonores dans le Landerneau new-yorkais depuis une poignée d’années. Usant de violon, guitare, piano, sampler et autres accidents soniques,Ela Orleans tricote des pièces musicales étourdissantes de beauté interlope, détachées de tout mais si proche de l’âme. Mars is Heaven composé et écrit en 2011 à New York, est le nouvel album d’Ela Orleans.
elaorleans.wordpress.com
Certains d’entre vous connaissent déjà James Friley alias Idiot Glee (US / Atelier Ciseaux), cet artiste américain originaire du Kentucky adepte des compositions mélancoliques et des sonorités pop-home-made chaleureuses. Après un premier album sorti en 2011 sur le label Moshi Moshi (Hot Chip, Egyptian Hip Hop…), Idiot Glee nous revient avec un nouvel EP intitulé Life Without Jazz. Comparable à celle d’un crooner vous aimerez sa voix, ses compositions légères et mélodieuses à mi-chemin entre la pop et le jazz.
—
acheter une place
French Cowboy & The One (FR / Havalina Records) est une nouvelle variante de French Cowboy, le projet lancé par Federico Pellegrini en 2006. Un duo donc, composé dudit Federico Pellegrini et d’Éric Pifeteau. Sur scène, tout ce qu’il faut pour faire du boucan et agiter les corps : une batterie, des boîtes à rythmes, des guitares, des boucleurs, des sampleurs, des voix. Au programme, tout ce que l’on éprouve (parfois) sur un dance floor : désir, rage, sueur, amour, exaltation.
havalinarecords.net/LFCTO_videos.html
Les influences de Jaguar (FR) sont multiples : African garage, Screamin’ Jay Hawkins, Gories, Bo Diddley, Devo, Muddy Waters ou encore Ike & Tina Turner. Ils ont joué notamment à la Boule Noire avec Barrence Whitfield, au Petit Bain avec les Fleshtones, à La Sirène (La Rochelle) avec les Black Lips ou encore au Nouveau Casino avec Speed Ball Baby. Ils enregistrent actuellement un disque.
jaguar-band.com
—
acheter une place
A l’occasion de la présentation de « IPSE », projet chorégraphique présenté dans le cadre du festival « Petites formes(D)cousues » à Point Éphémère, la Cie MFSM – Manon Savary & Julien Princiaux, productrice du projet, propose d’inviter les artistes qui la compose et qui lui ressemble dans une soirée transdisciplinaire mélangeant performance, danse, musique, exposition.
Maître Cérémonieux
FANTAZIO
20h30 – EXPERIENCES MFSM
IPSE – Compagnie MFSM
Arthur Eskenazi, Jennifer Lauro Mariani, Laurent Qui
POESIE SONORE – I CÔNe
Yves Bobie Bommenel, Laurent Qui
22h – BASTRINGUE MFSM
JESUS CRISTO SHOW – Compagnie MFSM
Manon Savary et Julien Princiaux
GERALD KURDIAN – Concert
LOKI STARFISH – Concert
0h30 – FIESTA MFSM
LAURENT QUI (Cie MFSM / FR)
ANDY VOTEL (Finders Keepers / UK)
RAG (BARBI(E)TURIX / FR)
EXPOSITIONS (en continu)
OBJETS – Pauline Brun & Arthur Eskenazi – Installation vidéo
SPAM POETIQUE - Yves ‘Bobie’ Bommenel – Installation vidéo
Créée en 2007 par Manon Savary et Julien Princiaux, la Compagnie MFSM répond à un désir d’autonomie et d’indépendance dans leurs créations artistiques, de confrontation de leurs imaginaires à un public qui ne serait pas fantasmé. Cette structure se veut indisciplinée, tant dans le désir de transdisciplinarité indissociable de leurs univers que dans la diversité des thèmes abordés, dans le choix des artistes associés, ainsi que dans le décloisonnement des modes de production.
Artistes associés : Laurent Qui, Laurence Roussarie, Arthur Eskenazi, Jennifer Lauro Mariani.
—
EXPERIENCES : entrée libre
BASTRINGUE : acheter une place
FIESTA : acheter une place
PASS MFSM (accès à l’intégralité de la soirée) : acheter une place
Alba Lua (FR / Roy Music), l’aube et la lune. Aux punchlines faciles sur l’ombre et la lumière, les quatre rockeurs bordelais préfèrent le clair-obscur, officier en zone libre, à mille lieux de la scène rock bordelaise, entre riffs cinglants et douces mélodies. Alba Lua vit au rythme de ses propres saisons : rock fifties, pop onirique, lézardes rock garage et divagations psyché-folk.
pitchfork.com/reviews/tracks/14437-when-im-roaming-free


Guitar-héroïne et chanteuse new yorkaise, la virtuose Marnie Stern (US / Kill Rock Stars) a dès ses débuts attiré l’attention du gratin indie : elle a longtemps joué avec Zach Hill, a tourné avec Flaming Lips, a été invitée par Les Savy Fav à l’ATP… Son quatrième album, The Chronicles of Marnia, sort en mars dernier. Plus travaillé, plus concis, cet album marque un véritable tournant pour Marnie Stern. On y retrouve son style unique : une collision brutale de riffs de guitare et de lignes de voix entrelacées, mais elle y réussit mieux que jamais à contenir la rage pour laisser s’imposer les mélodies.
marniestern.net
Lisa Duroux (chant, batterie) et François Virot (chant, guitare, basse) commencent à jouer ensemble en 2006. François gère la sortie du premier Clara Clara et celle de son album solo (Yes Or No en novembre 2008 chez Clapping Music). Les tournées marathoniennes s’ensuivent des deux côtés de l’Atlantique, puis la préparation, l’enregistrement et le mixage du deuxième Clara Clara et toujours, encore, des concerts. Après une brève absence de Lisa, le groupe Réveille (FR) se créé. François s’est empressé de l’accepter vu que c’est aussi le titre de son album préféré de Deerhoof. Répétitions intensives, le répertoire s’étoffe, le premier album Time and Death est enregistré dans la foulée enthousiaste.
Jon Hopkins (UK / Domino) publiera son quatrième solo, Immunity cet été. Un monstre puissant aux multiples facettes radicalement orienté « dancefloor ». L’enjeu de cet album est d’atteindre un état euphorique à travers la musique. Inspiré par une nuit blanche épique, l’album culmine avec le titre Collider, un morceau techno titanesque et apocalyptique qui s’achève en douceur avec le sublime et déchirant Immunity, un titre sur lequel chante King Creosote. Ce nouveau album est audacieux et dramatique, un voyage dans l’esprit de Jon Hopkins mêlant sons analogiques et organiques pour créer une dance music aussi naturelle et spontanée que possible.
—
acheter une place
Blind Digital Citizen (FR / Third Side Records) est composé de cinq garçons originaires de Maubeuge et de la banlieue parisienne. Ils on pris tout le monde par surprise, proposant en quatre titres une synthèse inédite entre héritage rock alternatif français et esthétique électronique issue des fêtes des années 2000. La musique du groupe semble vouloir se déployer sans limite, se projetant aussi bien dans un avenir qui reste à inventer que dans un âge d’or antique.
facebook.com/blinddigitalcitizen
—
acheter une place
The Strypes (IE / Mercury Records)
thestrypes.com
—
acheter une place

information à venir
—
acheter une place
informations à venir
—
acheter une place